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Hydroélectricité Les Innus voient grand
Mise à jour le samedi 10 janvier 2009, 11 h 38 . Les projets, qu'elle prévoit réaliser en partenariat avec le privé et la MRC de la Haute-Côte-Nord, devraient être soumis dans le cadre du prochain appel d'offres gouvernemental de 150 mégawatts réservé aux communautés autochtones et aux municipalités.
Depuis trois ans, les Innus d'Essipit inventorient le potentiel énergétique de leur territoire ancestral, qu'il soit éolien ou hydraulique. Or, l'inventaire des forces hydrauliques a révélé un potentiel certain pour la construction de minicentrales. « Il y a une quinzaine de sites, qui partent de 2 mégawatts à 34 mégawatts, dans le cas de la rivière Portneuf », explique Marc Genest, directeur du développement d'Essipit.
Les portes de l'enfer, sur la rivière Portneuf, et la chute du seize sur la rivière Sainte-Marguerite, une rivière à saumons réputée, offrent les meilleurs potentiels avec une puissance cumulée de 50 mégawatts. Les revenus anticipés atteindraient 15 millions de dollars par année.
Toutefois, avant que le projet ne se concrétise, le ministère des Ressources naturelles et de la Faune devra d'abord juger les sites convenables pour ce type de développement. « S'il y a possibilité, on va le faire, sinon, on n'ira pas contre la ressource saumon, c'est sûr », admet Denis Ross, chef des Innus D'Essipit.
Par ailleurs, un partenariat avec la MRC de la Haute-Côte-Nord présenterait un double avantage pour les Innus d'Essipit. Il calmerait les tensions entre la communauté autochtone et les municipalités qui l'entourent et mobiliserait la région face aux groupes d'intérêts qui ne manqueront pas de s'opposer aux projets.
Opposition au projet
Le projet émerge à peine que déjà, la Fédération québécoise du canot et du kayak s'oppose vivement à toute idée d'aménagement du canyon des portes de l'enfer. Le directeur général de la fédération, Pierre Trudel, est surpris que les Innus présentent un tel projet: « C'est un site exceptionnel, rare, et on comprend mal que les Innus aient un tel projet, eux qui nous ont habitués à autre chose », dit-il. Tirée d'une entrvue à Radio-Canada Baiecomeau
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